Pourquoi est-on lesbienne?
Une très bonne question!
Cette extrait d'une lecture récente vous en dira
plus... Enfin! j'espere!
Personne ne sait exactement pourquoi certaines personnes sont attirées par des gens de leur sexe.
Chose certaine, les origines de l'orientation sexuelle sont complexes. Diverses personnes peuvent être attirées par des gens de leur propre sexe pour des raisons différentes.
Des homosexuels, des lesbiennes ou des bisexuels disent avoir toujours ressenti une attirance pour les gens de leur sexe. En revanche, d'autres en ont pris conscience seulement à l'adolescence ou un peu plus tard.
Certains scientifiques croient que l'orientation sexuelle pourrait avoir pour origine des facteurs biologiques ou physiques. On dit aussi qu'être gai, lesbienne ou bisexuel, c'est éprouver « une attirance pour des personnes de son propre sexe » ou avoir une « orientation homosexuelle ».
Ce que n'est pas l'attirance pour des personnes du même sexe
On n'est pas attiré par des personnes de même sexe que soi en raison :
- de la manière dont on a été élevé par ses parents;
- d'expériences sexuelles qu'on a eu avec des gens
de son propre sexe dans sa jeunesse;
- d'une maladie mentale;
- d'une quelconque « anormalité ».
Attitudes négatives face à de l'attirance pour des personnes du même sexe
Il n'est pas facile de s'épanouir et de vivre dans nos sociétés modernes lorsque l'on éprouve ce genre d'attirance. De nombreuses personnes ont des attitudes négatives à l'endroit des homosexuels. On qualifie ces attitudes « d'homophobie ».
Les gais, les lesbiennes et les bisexuels sont souvent victimes de discrimination, de mauvais traitements et même de violence. C'est pourquoi ils ressentent parfois de la confusion ou de la peur. Ils craignent que leur famille et leurs amis ne les délaissent ou s'éloignent d'eux.
Soutien communautaire
Les personnes qui éprouvent une attirance pour des personnes de leur sexe peuvent mener une vie saine et heureuse.
Si vous êtes lesbienne, gai ou bisexuel, vous pourriez trouver utile de rencontrer des personnes qui partagent votre orientation sexuelle.
Par exemple, vous pouvez :
- vous joindre à des clubs ou des organismes de gais ou de lesbiennes;
- obtenir l'aide d'organismes de services sociaux. Demandez s'ils offrent des services de soutien qui sont favorables aux gais, aux lesbiennes et aux bisexuels.
En établissant ce genre de relations, vous pourriez ressentir moins de
solitude. Il se pourrait même que vous puissiez aider quelqu'un d'autre.
Merci à Santé Canada pour l'extrait de texte
On a longtemps considéré que l'homosexualité était un trouble psychologique et que ceux qui en souffraient ne pouvaient mener une vie aussi satisfaisante que les autres.
La société a essayé en conséquence de modifier les comportements homosexuels par toute une série de techniques psychologiques, parmi lesquelles la psychanalyse, les thérapies d'aversion, de groupe et de désensibilisation.
Même les grands sexologues Masters et Johnson on écrit dans les années 1970 que bien qu'ils ne considéraient pas l'homosexualité comme une maladie, ils pouvaient la « guérir » en quelques semaines. Ces tentatives appliquées aux gays ont constamment échoué et ont été largement critiquées pour des raisons d'éthique.
Ce n'est qu'en 1974 que l'homosexualité a été rayée de la liste officielle des troubles psychiatriques de la société américaine de psychiatrie, et l'Organisation mondiale de la santé a attendu la fin des années 1980 pour suivre l'exemple. Cette manière de considérer l'homosexualité comme une maladie, un dysfonctionnement ou une anormalité a toutefois incité les médecins, les généticiens, les psychologues et les psychiatres à rechercher des raisons organiques et psychologiques qui expliqueraient cette différence.
En 1994, Simon LeVay, scientifique américain fondateur d'un institut d'enseignement pour hommes et femmes homosexuels (Institute of Gay and Lesbian Education) a publié des résultats de recherche qui voulaient démontrer l'existence d'une cause biologique à l'homosexualité. 11 a pour cela étudié un groupe de cellules (les INAH3) situé près de l'avant de l'hypothalamus, dans le cerveau.
On savait déjà que ce groupe de cellules est deux fois plus volumineux chez les hommes que chez les femmes, mais LeVay a démontré qu'il existerait aussi une différence de taille entre les hommes hétérosexuels et homosexuels.
Ses études ont porté sur les cerveaux de 19 homosexuels morts du sida et de 16 hétérosexuels, dont six également décédés du sida. Il se trouve que la zone de cellules INAH3 était deux à trois fois plus grande chez les hétérosexuels que chez les homosexuels, quelle que soit la cause du décès.
L'analyse statistique de ces résultats laisse supposer que la probabilité que cette situation soit due au hasard est d'environ un pour mille.
D'autres études, qui semblent étayer les thèses de Dean Hamer et de Simon LeVay sur les facteurs physiologiques et génétiques, ont porté sur l'arbre généalogique de familles d'homosexuels hommes ou femmes.
Les résultats de ces études : 50% des vraies jumelles avait la même préférence sexuelle.
Chez les hommes, le chiffre est de 57 %.
Dans ces fratries, la proportion de personnes homosexuelles ayant un frère ou une sur homosexuel était de 16 %.
Le fait que les vrais jumeaux (qui ont la même empreinte génétique) aient plus souvent la même tendance que des faux jumeaux appuierait la thèse d'une origine génétique.
Il est toutefois important de noter que si seuls les gènes étaient responsables de notre sexualité, les vrais jumeaux auraient toujours une tendance identique. Or, l'inverse a été démontré.
Depuis la découverte des hormones et de leur rôle sur la sexualité humaine, les scientifiques ont cherché à mettre en évidence leur éventuelle influence sur l'homosexualité.
D'après la première théorie émise, les niveaux d'hormones mâles et femelles à l'âge adulte déterminaient la sexualité. Cette théorie a été abandonnée.
Des thèses plus récentes évoquent l'exposition du ftus à certaines hormones. Être exposé à un fort taux d'androgènes (hormones mâles) avant la naissance entraînerait une hétérosexualité chez les hommes, mais une homosexualité chez les femmes. Et inversement, un faible taux d'androgène favoriserait l'homosexualité chez les hommes et l'hétérosexualité chez les femmes.
Dans ce domaine, les chercheurs appuient la majorité de leurs conclusions sur l'observation de souris de laboratoire qu'ils ont soumises à divers taux d'hormones avant la naissance.
Plusieurs études indiqueraient que les niveaux d'hormones décelés chez les homosexuels différeraient de ceux enregistrés chez les hétérosexuels.
Cependant, s'il est largement reconnu que l'injection d'hormones modifie des caractéristiques physiques comme la pilosité ou la répartition des graisses, il n'existe pas de preuves fiables que l'on puisse influer ainsi sur les tendances sexuelles. Et si une grande partie de la communauté scientifique présente des arguments en faveur d'une cause biologique à l'homosexualité, l'idée est loin de faire l'unanimité.
Dans la communauté homosexuelle, l'opinion sur ces recherches est partagée.
Les premiers activistes gay aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne se posaient déjà la question : pourquoi les homosexuels devaient-ils faire l'objet de recherches pour trouver les causes de leur comportement alors que les hétérosexuels en sont exemptés ?
Ils rejetaient la possibilité d'éliminer l'éventuel gène de l'homosexualité comme on pourrait théoriquement éliminer celui de toute autre maladie.
Cela signifie également que les parents apprenant qu'un enfant à naître porte ce gène pourraient utiliser cette information pour demander un avor-tement.
Il existe cependant des arguments en faveur de la recherche : si l'homosexualité était un caractère inné, comme la couleur de la peau ou d'autres caractéristiques physiques, cela voudrait dire que les homosexuels pourraient voir leur égalité en droits protégée par la loi.
Cela invaliderait aussi l'hypothèse selon laquelle l'homosexualité est une question de choix et qu'il faut la traiter ou la réprimer.
Le début du XXe siècle avait une opinion très tranchée : on était hétérosexuel ou homosexuel.
Freud (1856-1939), le créateur de la psychanalyse moderne, émit l'idée que l'homosexualité était une variante du fonctionnement sexuel résultant d'un arrêt du développement normal.
Il pensait que la nature humaine était à la base bisexuelle et que, si la plupart des gens ne développaient que leur côté hétérosexuel, ils refoulaient les désirs homosexuels qui existaient dans leur inconscient.
À l'inverse, les « germes de l'hétérosexualité » seraient présents chez toute personne homosexuelle. Il suggérait que la tendance homosexuelle se développait en fonction des expériences de vie : l'environnement familial et social serait donc un facteur déterminant pour que l'homosexualité latente s'exprime ou non.
Une autre théorie se concentre sur l'éducation : une mère surprotectrice, un père absent ou qui ne présente pas un modèle de masculinité hétérosexuelle suffisamment affirmé, inciterait les garçons à devenir homosexuels.
Selon Richard von Krafft-Ebing, psychiatre allemand très controversé du XIXe siècle, les garçons qui préféraient les jeux de filles et aimaient se déguiser en filles devenaient fatalement homosexuels.
Cette thèse a été complètement démentie.
Ces convictions supposent que certains traits de la personnalité et comportements sociaux sont typiques d'un sexe et que les enfants doivent apprendre à s'y conformer.
Elles se fondent aussi sur les stéréotypes du « pédéraste efféminé » et de la « lesbienne hommasse » en ignorant la diversité des personnalités qui existent au sein des communautés homosexuelles.
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